La cabrette est bien plus qu'une simple cornemuse : c'est l'instrument emblématique de l'Auvergne, le souffle musical du Massif Central qui a conquis les bals parisiens au tournant du XXe siècle. Avec sa poche en peau de chèvre, son soufflet actionné par le bras et son timbre puissant et chaleureux, la cabrette auvergnate occupe une place unique dans le paysage des cornemuses françaises. Si vous cherchez à comprendre pourquoi cet instrument fascine encore aujourd'hui plus de 1 000 pratiquants réguliers en France, ce guide complet retrace son histoire, décortique son anatomie et vous ouvre les portes d'une tradition musicale vivante.
Qu'est-ce que la Cabrette ?
La cabrette tire son nom de l'occitan cabretto, qui signifie littéralement "petite chèvre", en référence directe à la peau de chèvre utilisée pour confectionner sa poche. Aussi appelée "musette" dans sa région d'origine, cette cornemuse se distingue de ses cousines européennes par une innovation majeure : l'utilisation d'un soufflet actionné par l'avant-bras, qui remplace le traditionnel insufflateur buccal.
Cette caractéristique, apparue dans les années 1860, libère le musicien de la contrainte respiratoire et permet des performances plus longues, plus stables et plus virtuoses. Le son de la cabrette est reconnaissable entre mille : puissant, nasillard et brillant, il porte loin dans les salles de bal comme en plein air lors des fêtes de village.
La cabrette est inscrite à l'Inventaire du Patrimoine Culturel Immatériel français depuis 2008, témoignant de sa valeur culturelle exceptionnelle pour les régions du Massif Central.
La Cabrette et les Autres Cornemuses Françaises
La France possède une riche diversité de cornemuses régionales, et la cabrette occupe parmi elles une place singulière. Contrairement au biniou breton soufflé à la bouche et au son aigu, ou à la musette béchonnet du Bourbonnais à la tessiture plus douce, la cabrette combine puissance sonore et confort de jeu grâce à son soufflet.
| Caractéristique | Cabrette (Auvergne) | Biniou kozh (Bretagne) | Musette Béchonnet (Bourbonnais) | Bodega (Languedoc) |
|---|---|---|---|---|
| Alimentation en air | Soufflet (bras) | Bouche | Soufflet (bras) | Bouche |
| Type d'anche | Double (chalumeau) + battante (bourdon) | Double | Double | Simple |
| Tonalité courante | Sol / Do | Si bémol | Sol / Do | Do / Ré |
| Bourdon | 1 (optionnel) | 1 | 1 à 2 | 1 |
| Tessiture | ~1 octave | ~1 octave | ~1,5 octave | ~1 octave |
| Matériau de la poche | Peau de chèvre | Peau de veau | Peau de chèvre | Peau de chèvre |
La cabrette se rapproche davantage de la uilleann pipe irlandaise par son système de soufflet, bien que les deux instruments diffèrent radicalement par leur tessiture et leur répertoire. Cette parenté technique témoigne d'une convergence d'innovations dans les cornemuses européennes au XIXe siècle.
Histoire de la Cabrette
L'histoire de la cabrette est indissociable de celle des populations du Massif Central, de leurs traditions rurales et de leur grande migration vers Paris. D'instrument pastoral, la cabrette est devenue l'âme musicale des bals musette, avant de connaître un déclin puis une renaissance remarquable.
Origines dans le Massif Central
La cabrette émerge sous sa forme reconnaissable aux alentours de 1840 dans les monts d'Auvergne, portée par une dynamique de musiciens ruraux des départements du Cantal, de l'Aveyron, de la Lozère, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. L'instrument est alors omniprésent dans la vie quotidienne : il accompagne les mariages, les fêtes votives, les veillées et surtout les bourrées, cette danse emblématique de l'Auvergne.
Les premières cabrettes étaient encore soufflées à la bouche, héritières directes des cornemuses médiévales qui animaient déjà les campagnes du Massif Central depuis des siècles. La légende veut que dès 1632, Pierre Mousset, de Vic-sur-Cère dans le Cantal, ait été un joueur de cabrette si talentueux que les fées elles-mêmes venaient danser à son son.
C'est dans les années 1860 qu'une innovation décisive transforme l'instrument : l'ajout du soufflet. Cette modification, probablement inspirée par d'autres cornemuses à soufflet européennes, permet au cabrettaire de jouer plus longtemps, avec un son plus régulier et une virtuosité accrue. Joseph Béchonnet (1820-1900), sabotier d'Effiat dans le Puy-de-Dôme, joue un rôle clé dans cette évolution en intégrant des éléments organologiques empruntés aux musettes aristocratiques du XVIIIe siècle.
Les Auvergnats à Paris et les Bals Musette
L'histoire de la cabrette connaît son chapitre le plus romanesque avec la grande migration des Auvergnats vers Paris. Dès le milieu du XIXe siècle, des centaines de milliers d'habitants du Massif Central -- Cantaliens, Aveyronnais, Lozériens -- montent à la capitale pour y travailler comme porteurs d'eau, charbonniers, limonadiers ou cafetiers.
Les Auvergnats ne sont pas venus seuls à Paris : ils ont apporté leur cabrette, leurs bourrées et leur art de vivre. En quelques décennies, la musette auvergnate est devenue le symbole sonore de la fête populaire parisienne.
Ces migrants ouvrent des cafés et des buvettes où se retrouve la communauté auvergnate, et très vite, la musique s'y installe. Les "bals musette" naissent ainsi dans les quartiers populaires de Paris, notamment autour de la rue de Lappe dans le 11e arrondissement. Le terme "musette" désigne alors directement la cabrette, et par extension les bals qu'elle anime.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les cabrettaires dominent la scène musicale parisienne. Mais vers 1880, l'arrivée massive de travailleurs italiens introduit l'accordéon dans ces mêmes bals. Une véritable "guerre des bals" éclate, avec des rixes parfois violentes entre cabrettaires auvergnats et accordéonistes transalpins. La fusion s'opère pourtant en 1906, rue de Lappe, lorsque Charles Peguri, virtuose piémontais de l'accordéon, épouse la fille d'Antoine Bouscatel, le plus célèbre des cabrettaires. Ce mariage symbolique scelle l'alliance entre la cabrette et l'accordéon, donnant naissance à la musique musette telle qu'on la connaît aujourd'hui.
Déclin et Renaissance
Après la Première Guerre mondiale, l'accordéon prend progressivement le dessus dans les bals musette. La cabrette décline lentement, victime de la modernisation des goûts musicaux et de l'assimilation progressive des communautés auvergnates dans la vie parisienne. Dans les années 1940-1950, l'instrument semble voué à la disparition.
Le tournant survient le 23 avril 1956, lorsque Jacques Berthier fonde l'association "Cabrettes et Cabrettaïres" avec Jean-Louis Fournier, Roger Aldebert et Christian Boissonnade. Cette association entreprend un travail considérable de sauvegarde :
- Collecte et transcription de près de 300 partitions traditionnelles
- Organisation de stages d'apprentissage et de concours annuels
- Documentation des techniques de fabrication artisanale
- 14 lauréats internationaux formés depuis 1961
- Constitution d'un réseau de plus de 300 membres actifs en France et à l'étranger
Depuis les années 1980, la renaissance s'est amplifiée. La cabrette compte aujourd'hui plus de 1 000 pratiquants réguliers, une vingtaine de professeurs diplômés dans les conservatoires et associations, et une présence dans plus de 30 groupes folkloriques français.
Anatomie de la Cabrette
L'anatomie de la cabrette révèle un instrument d'une sophistication remarquable, bien loin de l'image rustique des cornemuses médiévales. Chaque composant est le fruit de siècles de perfectionnement artisanal, avec des matériaux nobles soigneusement sélectionnés et séchés naturellement pendant parfois 20 ans.
Le Chalumeau
Le chalumeau, aussi appelé "pied", constitue le coeur mélodique de la cabrette. C'est un tube de perce conique, fabriqué en bois précieux -- ébène, buis, amarante ou palissandre -- et percé de 8 trous : 6 trous de jeu pour les doigts, et 2 trous de sonorité (ou de clarté) pour l'accord et le timbre.
Le chalumeau porte toujours une anche double, fabriquée à partir de roseau de Provence (roseau du Var). Cette anche est le coeur vibrant de l'instrument, et sa qualité détermine directement la justesse et le timbre de la cabrette. La tonalité la plus courante est en Sol, avec une fondamentale grave et une étendue d'environ une octave, permettant de jouer dans la tonalité de Do.
Le Soufflet
Le soufflet est l'innovation qui distingue fondamentalement la cabrette des autres cornemuses soufflées à la bouche. Constitué de deux plaques de bois tendre (noyer, hêtre ou frêne) reliées par une peau de chèvre plissée, il est fixé à la ceinture du musicien et actionné par l'avant-bras droit.
Ce système présente plusieurs avantages décisifs :
- Le musicien respire librement, ce qui permet des performances prolongées
- L'air envoyé dans la poche est sec, préservant les anches de l'humidité
- La pression est plus régulière, offrant un son plus stable
- Le cabrettaire peut chanter ou parler tout en jouant
La Poche en Peau de Chèvre
La poche (ou "sac") est la réserve d'air de l'instrument. Elle est confectionnée exclusivement en peau de chèvre tannée, cousue de l'intérieur pour assurer l'étanchéité. La peau est percée à deux endroits : d'un côté pour recevoir le raccord du soufflet, de l'autre pour accueillir le boîtier qui porte le chalumeau et le bourdon.
La poche est recouverte d'une "robe" en velours frappé, le plus souvent frangée d'or, qui donne à la cabrette son allure élégante et distinctive. La tête de la poche, en bois ou en ivoire, est parfois sculptée en forme d'animal ou de visage humain, témoignant du travail artistique des facteurs parisiens du XIXe siècle, notamment ceux du quartier de la Bastille.
Le Bourdon
Le bourdon est un tube de perce cylindrique qui produit un son continu grave, formant le fond sonore caractéristique de toute cornemuse. Sur la cabrette, le bourdon est de longueur variable selon les modèles et reçoit une anche battante (simple), contrairement à l'anche double du chalumeau.
Une particularité notable : certains modèles de cabrette possèdent un bourdon "muet" ou optionnel, que le musicien peut activer ou désactiver selon les morceaux. Cette flexibilité est appréciée dans le répertoire musette où le bourdon peut masquer les subtilités harmoniques des pièces plus élaborées.
La cabrette est une cornemuse beaucoup moins rustique qu'on ne le croit. Ses bois précieux, ses anches délicates et ses finitions en laiton en font un instrument d'orfèvre, fruit de 150 ans de perfectionnement artisanal.
Le Répertoire de la Cabrette
Le répertoire traditionnel de la cabrette reflète la richesse de la vie sociale du Massif Central et de la communauté auvergnate de Paris. Il comprend aussi bien des danses rurales ancestrales que des pièces composées pour les bals musette de la capitale.
Bourrées, Valses et Mazurkas
La bourrée est la danse reine du répertoire de la cabrette. Cette danse vive à deux ou trois temps, emblématique de l'Auvergne, existe en de multiples variantes locales. Les bourrées les plus célèbres portent souvent le nom de leur compositeur ou de leur lieu d'origine :
- La Bourrée à Ranvier -- l'un des airs les plus emblématiques du répertoire
- La Mazurka de Chanal -- pièce virtuose incontournable
- La Valse à Bonal -- composition élégante du répertoire musette
- Les compositions de Martin Cayla, Georges Cantournet et Jean Ségurel
Au-delà des bourrées, le répertoire comprend des marches de mariage, des "regrets" (airs lents et mélancoliques), des sorties de messe, ainsi que tout l'éventail des danses des bals musette parisiens : valses, polkas, scottishs et mazurkas. La bibliothèque de l'association Cabrettes et Cabrettaïres conserve aujourd'hui près de 300 partitions librement accessibles.
La Cabrette et l'Accordéon
Le duo cabrette-accordéon est l'une des formations les plus caractéristiques de la musique traditionnelle française. Né de la rencontre entre musiciens auvergnats et italiens dans le Paris de la Belle Époque, ce couple instrumental a produit un répertoire unique où la mélodie brillante de la cabrette dialogue avec les accords riches de l'accordéon.
Des compositeurs comme Jean Vaissade, Jean Pons et Pierre Roux ont spécifiquement écrit pour cette formation, créant un style musical à part entière. Aujourd'hui encore, les festivals du Massif Central célèbrent cette alliance, comme en témoigne la "Cabrettes et Accordéons des Burons de Pailherols" à Ytrac dans le Cantal.
Grands Cabrettaires
L'histoire de la cabrette est jalonnée de musiciens d'exception qui ont porté l'instrument au rang d'art. La transmission s'est faite de maître à élève, créant de véritables lignées musicales.
| Cabrettaire | Période | Contribution majeure |
|---|---|---|
| Antoine Bouscatel (1867-1945) | Fin XIXe - début XXe | Surnommé le "Roi des cabrettaires", originaire de Lascelle (Cantal). Ses enregistrements dès 1910 constituent les premières traces sonores de la cabrette. Son bal rue de Lappe attirait tout Paris. |
| Martin Cayla (1889-1951) | Première moitié du XXe | Compositeur prolifique et fondateur du journal "Les Musettes" (1923). Créateur de la Société amicale des Cabrettaïres. |
| Jean Bergheaud | Milieu du XXe | Héritier de l'anche de Bouscatel. Célèbre pour ses sabots à semelles de bois qui scandaient les bourrées avec force. |
| Georges Cantournet | XXe siècle | Compositeur et interprète majeur du répertoire traditionnel auvergnat. |
| Christian Boissonnade | XXe - XXIe siècle | Co-fondateur de l'association Cabrettes et Cabrettaïres, acteur clé de la renaissance. |
| Pierre Ladonne | Contemporain | Cabrettaire reconnu, représentant de la génération actuelle de maîtres. |
La chaîne de transmission est saisissante : Ranvier forma Bouscatel, Bouscatel forma Bergheaud, et chaque génération transmit à la suivante non seulement les techniques de jeu mais aussi un répertoire oral enrichi au fil des décennies. Aujourd'hui, des artistes comme Frédéric Paris (du groupe La Chavannée) repoussent les frontières en croisant la cabrette avec des sonorités contemporaines. En 2017, le compositeur Thierry Pécou a même créé un concerto pour cabrette et cordes avec l'Orchestre d'Auvergne, inscrivant définitivement l'instrument dans la musique savante.
Fabricants et Prix
La fabrication d'une cabrette est un art exigeant qui requiert des années de maîtrise. Les bois nobles utilisés -- ébène, buis, amarante -- doivent sécher naturellement pendant 15 à 20 ans avant d'être travaillés. On recense environ 60 noms de facteurs sur les instruments historiques, la plupart originaires du Cantal ou de l'Aveyron et actifs à Paris à partir de 1880.
Parmi les facteurs les plus importants de l'histoire :
- Joseph Béchonnet (1820-1900) : sabotier d'Effiat (Puy-de-Dôme), il a créé la "musette idéale" en intégrant des éléments des musettes aristocratiques
- Bernard Blanc : luthier de Vichy qui a relancé la fabrication de cabrettes type Béchonnet à partir de 1977, sauvant un savoir-faire technique en voie d'extinction
- Joseph Ruols : facteur reconnu dont les instruments se négocient autour de 1 600 euros sur le marché de l'occasion
- Jean-Louis Claveyrole, Nicolas Rouzier, Michel Serec : facteurs contemporains perpétuant la tradition
Aujourd'hui, une quinzaine de facteurs sont actifs en France. Le prix d'une cabrette neuve varie considérablement selon le facteur, les matériaux et les finitions :
| Gamme | Prix indicatif | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Cabrette d'étude | 1 200 - 1 800 EUR | Bois standard, finitions simples, idéale pour débuter |
| Cabrette intermédiaire | 1 800 - 3 000 EUR | Bois nobles (buis, ébène), bonnes finitions, poche en chèvre |
| Cabrette de concert | 3 000 - 5 000 EUR | Bois précieux, bagues en ivoire ou laiton, velours brodé, son d'exception |
| Cabrette d'occasion | 800 - 2 500 EUR | Variable selon le facteur, l'état et l'ancienneté |
Apprendre la Cabrette
La cabrette est un instrument accessible, et la communauté des cabrettaires est particulièrement accueillante envers les débutants. Plusieurs voies d'apprentissage existent aujourd'hui en France :
Les associations et écoles de musique :
- Cabrettes et Cabrettaïres (Paris, 2 rue Achille-Luchaire, 75014) : cours réguliers et stages
- AMTA (Agence des Musiques des Territoires d'Auvergne) : réseau de quatre centres départementaux, accréditée UNESCO depuis 2014
- Les Brayauds (CDMDT du Puy-de-Dôme, depuis 1997) : centre de référence pour les musiques traditionnelles
- ACAMPAR (bassin d'Aurillac) et de nombreuses associations locales dans tout le Massif Central
Les stages et festivals :
- Stage de Saint-Flour : le plus important, une semaine en pension complète, plus de 80 participants, tous niveaux, intégrant aussi vielle et accordéon
- Les Nuits de la Cabrette à Espalion : festival dédié
- Les ateliers Comboros des Brayauds
- Les festivals de musique traditionnelle du Massif Central (Estivada à Rodez, etc.)
La progression typique commence par la maîtrise du soufflet et de la pression constante sur la poche, puis l'apprentissage de la gamme et des ornements caractéristiques (coupés, mordants, vibratos). Comptez environ 6 mois pour jouer vos premières bourrées simples et 2 à 3 ans pour aborder le répertoire intermédiaire avec aisance.
Environ 240 enfants pratiquent la cabrette dans des groupes folkloriques dédiés, comme les "Pastres et Pastretos" ou "Lou Baïlero", preuve que la relève est assurée pour cet instrument chargé d'histoire.
La Cabrette Aujourd'hui et Demain
Loin d'être un instrument de musée, la cabrette vit une période de créativité sans précédent. Plus de 25 associations la pratiquent activement en France, et l'instrument s'invite désormais sur les scènes les plus prestigieuses : l'Olympia, La Cigale, et même aux côtés de l'Orchestre d'Auvergne pour des créations contemporaines.
La nouvelle génération de cabrettaires explore des territoires sonores inédits, croisant la cabrette avec la clarinette, le jazz ou les musiques électroniques, tout en préservant le coeur du répertoire traditionnel. Avec ses 1 000 pratiquants, ses 20 professeurs certifiés et son inscription au patrimoine culturel immatériel, la cabrette auvergnate prouve qu'une tradition musicale peut rester vivante et se réinventer sans jamais renier ses racines dans les monts du Massif Central.
Pour approfondir votre découverte des cornemuses, explorez notre guide sur la Great Highland Bagpipe écossaise ou plongez dans l'univers de la cornemuse médiévale. Et si la cabrette vous appelle, n'hésitez pas à franchir le pas : les portes de cette tradition sont grandes ouvertes.



